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Généralités
Ø
Juin 1940 : défaite de l’armée française et
signature de l’armistice qui sépare la France en deux
zones, l’une occupée (le nord), l’autre dite libre (le
sud). Certains Français n’acceptant pas la défaite et
l’occupation allemande entrent en Résistance.
Ø
Novembre 1942 : l’armée allemande décide
d’envahir à son tour la zone libre et occupe ainsi
l’intégralité du territoire français. Les Résistants
poursuivent leurs actions, soit sous la forme de
sabotages, de réalisation et distribution de presse
clandestine, de refus du Service du Travail Obligatoire
(STO) ou encore sous la forme de collectes de
renseignements, de filières d’évasion, d’aide à la
population juive en cachant les familles ou en leur
confectionnant de faux papiers d’identité.
Ø
Mai 1944 : le Colonel Coulaudon, alias
« Gaspard », lance l’ordre de mobilisation générale des
volontaires de la Résistance d'Auvergne vers le Réduit
du Mont Mouchet (mont de la Margeride).
Ø
2 juin 1944 : première attaque des troupes
allemandes sur le Mont-Mouchet. Surpris de la résistance
qu’ils y rencontrent, ils rebroussent chemin.
Ø
6 juin 1944 : débarquement allié sur les plages
de Normandie.
Ø
10 et 11 juin 1944 : seconde attaque des
Allemands sur le Réduit du Mont Mouchet. Les Résistants
doivent se replier sur le Réduit de la Truyère.
Ø
20 juin 1944 : les Allemands attaquent le Réduit
de la Truyère . Celui-ci a été organisé par le maquis
Revanche. Commandé par Henri Fournier conseillé par le
colonel Thomas il comprend environ 3000 hommes mais tous
n’auront pas le temps d’être armés par les parachutages.
La bataille du réduit de la Truyère :
Ø
7h15 : L’attaque allemande va rapidement se
développer suivant trois axes: au nord-est au pont du
Mallet, au sud-est à Saint Juéry, au sud-ouest au Pont
Rouge. L’armement est disproportionné : canons,
mortiers, auto-mitrailleuses guidées par l’aviation pour
les Allemands, mousquetons, fusils mitrailleurs,
quelques bazookas et mitrailleuses pour les maquisards.
La 12ème Compagnie est assez rapidement
enfoncée au pont du Mallet.
Ø
10h15 : la première section de la 7ème
Compagnie prend position à Oyex pour protéger Maurines
où est installé l’infirmerie. La deuxième section à
Ladignac est prise à partie par les canons allemands
installés au Couffour. Les 3ème et 4ème
sections sont disloquées par l’ennemi à la Barre de Fer.
Ø
12h30 : les automitrailleuses allemandes entrent
dans Chaudes-Aigues.
Ø
15h00 : les premiers avions allemands commencent
leur ronde de mitraillage et de bombardement.
Ø
18h00 : Anterrieux et Pradel bombardés et
incendiés, sont entièrement détruits ainsi que Saint
Martial où était installé le poste de commandement. L’Etat-Major
donne l’ordre de repli, difficile à réaliser étant
donnée la pression allemande. La 7ème
compagnie est entièrement disloquée.
Ø
22h00 : le repli est organisé. Grâce
à des habitants qui serviront de guides pour trouver les
gués, une partie des combattants traversera la Truyère
en abandonnant le gros de l’armement et les véhicules.
D’autres gagneront la Lozère et l’Aubrac. Il faudra
aussi s’occuper de soigner et évacuer les blessés, ce à
quoi certains s’activeront toute la nuit. Sur 186
hommes, la 7ème Compagnie en perdra une
trentaine pour défendre Anterrieux et leur idéal de
liberté.
Au total on dénombrera parmi les tués une dizaine
de civils , environ 110 maquisards et une quinzaine
d’Allemands
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